Comment fonctionne l’aide publique au développement ?

L’aide publique au développement (APD) désigne l’ensemble des financements apportés par les institutions publiques des pays les plus avancés en termes d’économie. Ces aides sont envoyées à destination des pays à revenu faible ou intermédiaire dans le but d’améliorer leur niveau de vie. Mais comment fonctionne l’APD ? Les réponses dans cet article.

L’aide publique au développement : qu’est-ce que c’est et comment ça fonctionne ?

Selon la définition du Comité d’aide au développement (CAD), l’aide publique au développement est une aide fournie par l’État dans le but explicite d’encourager le développement économique. Et d’améliorer les conditions de vie dans les pays sous-développés. L’aide consiste en des fonds publics fournis aux pays en développement sous forme de dons, de prêts et d’allégements de dette.

Elle fonctionne selon trois conditions. En premier lieu, les bénéficiaires doivent figurer sur la liste préparée par le Comité d’aide au développement. Ensuite, les donneurs de fonds doivent avoir une personnalité publique. Enfin, l’aide publique au développement doit viser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie.

Les principaux donateurs sont la Banque mondiale. Et les agences des Nations Unies à savoir le Comité d’aide au développement des Nations Unies et l’UNICEF. Les aides peuvent aussi venir des ONG de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida.

Quels sont les pays bénéficiaires ?

En 2018, les pays donateurs de tous les bords ont fait don de 132 milliards d’euros aux pays bénéficiaires. Plus tôt, en 2017, l’aide publique au développement apportée par la France se répartissait en 64,3 % de dons soit 7,8 milliards d’euros et 35,7 % de prêts soit 4,3 milliards d’euros. En 2019, l’on pouvait dénombrer 47 pays bénéficiaires, la majorité se trouvant sur le continent africain.

Parmi les 10 premiers pays qui ont reçu des subventions de l’APD en 2017 figurent certains pays moins avancés dont le Burkina Faso, le Mali et le Niger. La liste des pays bénéficiaires établie par le CAD est mise à jour chaque trois ans sur la base du revenu par habitant. La prochaine révision de la liste des bénéficiaires de l’aide publique au développement aura lieu en 2023.  

Sont compris, les pays dont le revenu par habitant est inférieur à 1005 dollars par an. Pour être radié, le pays doit avoir dépassé le revenu indiqué par habitant pendant au moins trois années successives. Le retrait officiel intervient le 1er janvier de l’année qui suit.

Quels sont les avantages concrets de l’APD ? 

L’aide publique au développement a pour but de rééquilibrer chaque étape de développement. Par conséquent, ces flux de fonds sont utilisés pour mettre en œuvre des projets concrets. Et durables tels que la construction des infrastructures essentielles et la lutte contrôle la famine. Il y a aussi le domaine de la santé, de l’éducation et plus encore. L’aide publique au développement a également permis de répondre aux crises humanitaires et de lutter contre le changement climatique.

Rappelons que de tels projets n’intéressent pas vraiment les investisseurs privés qui les jugent trop risqués. Et c’est là que l’APD entre en jeu. Par des dons, des prêts ou d’autres formes de soutien, elle contribue à la transformation des pays les plus vulnérables en compensant les pénuries de financement dans certains secteurs et régions négligés. 

Un autre avantage important de l’aide publique au développement est qu’elle permet à l’économie d’un pays donné de se tourner vers un objectif de développement durable, vers un monde plus stable, écologique et qui prône l’égalité des sexes. Cette aide, apportée par un État, une ONG ou une collectivité territoriale, est un véritable investissement pour l’avenir des pays sous-développés. Les exemples d’impacts positifs ne manquent pas.

On note grâce à l’aide publique au développement une scolarisation primaire à grande échelle dans certains pays africains, un renforcement du système judiciaire, l’universalisation des vaccinations, l’émergence des infrastructures pour faciliter l’accès des petits paysans aux marchés locaux, etc.

5/5 - (4 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.